Comment l’école a failli faire de mon enfant TDAh un délinquant

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Maman bio, et pourtant…

Vivant bio depuis longtemps et principalement attachée à des activités dans la nature, la créativité et la musique, c’est dans ce cadre-là que mon fils est né. Professeur de piano et directrice de l’école de piano “En harmonie”, donc indépendante, j’ai repris les cours 15 jours après l’accouchement, avec Aurélien dans une écharpe de portage. En général, le piano l’endormait. Quand il avait faim, je le donnais  à la maman qui attendait dans la salle d’attente, avec un biberon de mon lait que je tirais juste avant les cours.

A partir de ses 4 mois en septembre 2004, Eva, une brésilienne adorable est venue vivre chez nous, car aucun horaire de crèche n’était compatible avec le mien et celui de son père. Mes élèves, leurs frères et soeurs et leur maman étaient toujours ravis de venir jouer avec lui. C’est donc dans un climat de bienveillance qu’il a grandi même si son père ne vivait pas sous le même toit que nous.

Quasiment pas vacciné (sauf la polio obligatoire), mangeant bio  et varié, allaité jusqu’à plus d’un an, c’est un enfant qui avait certaines particularités, Dès les premiers jours après sa naissance, il tenait sa tête tout seul et les yeux grands ouverts. Beaucoup porté en écharpe aussi bien par maman que par papa, il accompagnait ainsi les tâches quotidiennes de ses parents et les longues promenades dans la nature. Très tôt, il adorait rebondir sur ses jambes. Il n’a pas marché à 4 pattes mais marchait à 9 mois. Son père dès sa naissance l’appelait E.T, parce qu’il avait quelque chose de cosmique…

Premiers pas en société

Lors de son inscription à l’école, Aurélien avait repéré des petits quads et petits vélos dans la cour de récréation, trop génial. Lors du jour de la rentrée à ses 2 ans 1/2, Il était super heureux d’aller à l’école. Seulement, à peine sur son quad, un enfant l’a brutalement jeté à terre pour récupérer l’engin et aucun adulte n’a réagi.

Curieusement, les jours suivants, il faisait chaque fois  “sa grande” au moment de rentrer en classe. L’institutrice agacée, me demande au bout de quelques jours, de l’amener plus tard, après qu’il ait fait caca à la maison. Seulement, à la maison, rien. Jusqu’au jour où elle l’a laissé ainsi toute la matinée. Les enfants se moquaient de lui en disant qu’il puait, qu’il était dégoutant…  En arrivant, je m’aperçois que son manteau était par terre. Demandant à l’institutrice où était son porte-manteau, elle me répond qu’il n’en avait pas , étant dernier arrivé, il n’y avait plus de crochet pour lui. Imaginez ce qui se passe dans la tête de l’enfant lorsque tout le monde accroche son manteau à sa place et que lui n’en a pas. Sur ce, je l’ai gardé à la maison jusqu’à ce qu’il soit propre mais déjà, l’envie d’aller à l’école était bien perdue .

Le peu qu’il y est allé, c’était en touriste, il regardait mais ne voulait rien faire…En allant le chercher à midi, Je l’ai un jour retrouvé dans la cour de récréation tout seul, sans manteau . Etait-ce pour échapper à la classe ou pour enfin pouvoir profiter des quads à sa guise, toujours est-il que je n’avais plus confiance en cette institutrice.

 

Changement d’école

Conseillée par mon assistante de stages pour enfants, je le mets dans une école catholique un peu plus loin, jusque midi seulement pour qu’il puisse faire la sieste à la maison.

En entendant les cris de la maitresse quand j’arrivais à midi, mon coeur se crispait à chaque fois. Il n’a pas fallu longtemps pour que les difficultés surviennent. A son père et moi lorsque nous allions le chercher, elle nous demandait s’il parlait français à la maison, s’il comprenait le français, s’il était normal.

Visiblement perturbateur, il passait ses matinées au coin. Les récréations, il ne voulait plus y aller. Mais étant forcé, il commençait à mordre …puis se faire taper dessus par les frères ainés. Jusqu’au jour où elle l’a mis en classe d’accueil  avec les touts-petits pour avoir la paix. Lorsqu’il devait colorier un poisson sur toute un page A4, il n’y faisait qu’un trait. Alors que de retour à la maison, il se passionnait pour les lego et faisait des constructions déjà compliquée pur son âge. Il se passionnait pour les chevaliers, l’Egypte ancienne.  Quand il sera grand, il sera professeur de lego…

Déjà allergique au lait, une autre allergie pointait son nez: celle de l’école. Résultat, de plus en plus souvent malade, son être avait trouvé une excellente façon de rester à la maison et faire ce que l’on aime…

En septembre, re-changement d’école dans une autre école catholique conseillée par mes élèves. En fait, j’ai voulu l’inscrire dans une école alternative mais la liste d’attente était longue.

Et là, soulagement, une institutrice très chouette qui amène les apprentissages via l’artistique. Cette année-là, Aurélien fait des peintures magnifiques et des progrès.

Seul hic, la violence de certains enfants dont surtout celle d’un “petit” Nicolas, une tête de plus que l’ensemble de la classe et qui était le témoin régulier d’un père bourré qui battait sa mère. Jusqu’au jour où la police est venue chercher le père… En bon terme avec sa maman, j’ai vite compris que son fils était un peu le roi chez elle et ne se faisait pas suivre sur le plan psychologique. C’est Aurélien qui peu à peu est devenu son bouc émissaire. Sentant probablement qu’Aurélien avait des failles socialement parlant, il ne s’est pas privé pour piquer là où ça fait mal.

 

Un dégoût des apprentissages s’installe

En 3ème maternelle, institutrice sympa mais plus conventionnelle. Je suis convoquée par le centre psycho-médico-social parce qu’Aurélien est beaucoup trop dans la lune, ne sait pas se concentrer sur une tâche, est impulsif et ils me promettent un avenir scolaire bien sombre  si je ne prends pas les choses en main maintenant.

En tant que maman, je remarquais qu’Aurélien était de plus en plus malheureux. J’ai été subjuguée lorsque je me suis aperçue qu’il se faisait racketter par son petit copain du moment. Ce petit copain exigeait qu’Aurélien lui donne chaque jour un de ses petits jouets. Lorsque je suis intervenue, ce petit copain n’a plus voulu jouer avec Aurélien. Un fait qui l’a beaucoup marqué. Il suffisait d’une récréation mal passée pour que le restant de sa journée en était perturbée.

Première année primaire (CP), il a une institutrice qui sera en congé de maladie pour dépression le tiers de l’année. Remplacée soit par la directrice, le surveillant, la professeur de néerlandais, les enfants arriveront en fin d’année sans avoir vu l’entièreté de l’alphabet, et n’auront quasiment rien vu à part math et français à la manière la plus ennuyeuse que l’on puisse imaginer.

Sans compter que quelques nouveaux cancres et cas sociaux se sont ajoutés dans la classe et les enfants sympas sont partis.  Et  je parle d’une école à Waterloo dans le Brabant wallon, ville relativement riche. Toujours plus de violence, tellement banalisée que même le surveillant ne réagit plus.

Je prends rendez-vous chez une psy conseillée par l’école; Elle me propose de faire 10 séances (à 50 €la séance) pour cerner ses problèmes. Ensuite, elle verra si elle peut faire quelque chose pour lui. Je n’ai pas poursuivi, faut quand même pas exagérer.

 

L’année où tout s’empire

2ème année primaire, 2 institutrices, l’année de toutes les catastrophes. Punitions chaque jour. Réunions de parents où l’on se faisait littéralement engueuler. Notre gamin, elles n’en veulent plus, il est mal éduqué, paresseux, insolent, perturbe la classe….

Une année où il passera le plus clair de son temps à devoir remplir des feuilles et des feuilles d’exercices et …rester puni dans le bureau de la directrice.

Une année où nous-mêmes en tant que parents, nous commencions à craquer. Il devenait infernal à la maison, furieux qu’on lui impose l’école. Pareil au tennis, il utilisait plus sa raquette comme une mitraillette. Lorsqu’on lui demandait de mettre sa ceinture en voiture, il refusait en disant “de toute façon , je suis déjà mort”.

S’il y a bien une émotion qui le définissait , c’était la colère. Son futur métier: tueur. Plus rien ne l’intéressait. si c’est ça la vie disait-il, mieux vaut mourir…

Je consulte le service pédiatrique de l’hôpital pour troubles du comportement. A peine après quelques tests, la docteur me parle déjà de médicaments (Ritalin &compagnie). J’en parle à mon médecin acupunctrice et aromathérapeute  qui me répond: à quelle autre solution t’ attendais-tu?

Je finis par trouver une très chouette kinésiologue, Lily Wouters (Bruxelles) qui me dira au fil des séances: change-le d’école , ce sera le remède le plus efficace à tous ses maux. Arrête de le mettre dans des écoles catholiques, beaucoup trop fermées pour son tempérament.

Ne trouvant pas de place dans d’autres écoles durant l’année, je finis avec l’accord de mon médecin par le mettre régulièrement en congé de maladie. Car même le week-end ne suffisait plus pour qu’il se recentre et récupère du stress de la semaine.

 

Un nouveau regard

C’est là que j’ai commencé à réellement m’investir dans ses apprentissages, lire des livres sur le sujet, expérimenter avec lui.

Nous le faisions sous forme de contrat, du style: aujourd’hui tu me fais 4 feuilles d’exercices (dans les bouquins que j’avais achetés). C’est toi qui choisis lesquels et le moment où tu souhaites les faire. Cette liberté avait le bénéfice  de le rendre moins opposant.

J’ai aussi pu constater qu’il ne choisissait pas l’exercice en fonction de son contenu mais en fonction des dessins qui l’entouraient. Par exemple, amoureux des chats, il choisissait d’abord tous les exercices où un chat était dessiné sur la page.

A chaque réussite, il pouvait mettre une gommette. Lorsqu’il ne comprenait pas , il m’appelait (ce qu’il ne faisait pas à l’école, il préférait faire le pitre). J’ai constaté qu’il était comme Ronald Davis en parle dans son livre “le don de dyslexie” : un penseur en images. Et que donc, le moindre petit mot qui ne pouvait être traduit par une image l’empêchait de comprendre la question. Se sentant nul, il partait alors dans d’autres univers…

Pour mémoriser les tables de multiplication par exemple, il le faisait debout en tournant les bras à un rythme cadencé, ça rentrait tout seul.

Pour les poésies, elles étaient instantanément gravées dans son esprit comme une image. Il pouvait même les réciter à l’envers, du dernier mot en premier, étonnant!

Dans sa petite bulle, il a pu ainsi petit à petit rattraper le retard pour au moins réussir l’année. 6 enfants sur 18 échoueront en fin d’année dans sa classe…

 

Nouvel espoir, enfin une place à l’école ouverte de Lasne

Une petite école de village comme dans le temps. Avec des jeux dans les arbres, un jardin, un poulailler.

Une pédagogie active où des projets dans la vie réelle sont mis en place par les enseignants. Les enfants apprennent à observer, chercher par eux-mêmes, collaborer avec les autres enfants .

Une pièce de théâtre chaque année où les enfants participent à chaque étape de la pièce ( le sujet, les personnages, le texte, les décors, les costumes…)

Bref, une école où l’on vit, où l’on s’éveille à plein de choses.

Il a fallu le temps pour Aurélien pour s’intégrer, tellement il était méfiant et très fermé au début. Son hyperactivité a mystérieusement disparu, restait encore le déficit d’attention.

J’ai fait de mon côté, de nouvelles formations pour l’aider à améliorer l’attention et la concentration.

Parce qu’entre temps, les matières se densifient, et je n’ai aucune envie qu’il lui manque les bases avant d’entrer en secondaires. Nous utilisons donc ces nouveaux outils pour les quelques devoirs qu’il a (mais il en a très peu) et les cahiers de la collection “chouette” que je trouve très bien faits. Ne fût-ce qu’un exercice par jour, tel un petit pas chaque jour mais où je peux déterminer avec lui ce qu’il n’avait pas encore bien assimilé.

A présent, Je suis rassurée qu’il intègre les bases scolaires normalement et que cela se passe beaucoup mieux à l’école. Et surtout qu’il s’intéresse à nouveau à différentes choses. Il aime par exemple beaucoup les bandes dessinées et en créer lui-même, d’humour noir de préférence.

En espérant trouver une chouette école pour le secondaire, mais je me prépare à partir éventuellement au Canada si je ne trouve pas d’autres solutions près de chez moi.

 

Auré et son chat

   Auré et son chat

Pour en savoir plus sur les écoles qui conviennent aux enfants TDAh, téléchargez gratuitement mon guide « Quelle école pour nos enfants TDAh? » où je vais plus en profondeur sur leurs réels besoins et le type d’école qui leur est adapté sans pour autant les mettre dans des écoles « spéciales ».

Si vous vous reconnaissez (malheureusement) dans notre histoire , n’hésitez pas à laisser un commentaire ci-dessous. Je me ferai un plaisir de vous lire et vous répondre .

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15 Responses

  1. ABBACILYNDA

    mon fils de 10 ans a traverser tous ces problèmes et encore à ce jours malgré il est dans une école privé qui est sensée être mieux pour lui parce que il les amène au cinéma, au parc …. de petit excursions de temps en temps et aussi du théâtres chaque fin d’année Mais pour l’hyperactivité et son inattention personne le comprend, sa maitresse me convoque parce que il est tous le temps dans les nuage , et puis il a des notes médiocre , je luis demander de l’aider pour son TDAH , elle ma répondu quelle ne peux rien faire pour luis parce que dans la classe il y a 16 élèves et elle ne peux pas luis consacré plus de temps, son compter qu’il crie sur luis tous le temps qu’il l’isolé dans les excursion, de le frapper sur la tette en luis disant qu’il est mal élevé….. ETC, vous voyer comment après sa devient son estime de sois et son moral, a son âge il parle déjà de se suicider il ne veux plus aller a l’école il me dit que ces amis le prend pour un fou, les moquerais des camarade de classe , l’échec scolaire;;;;etc bref je vie maintenant en Algérie et pour luis je n’hésiterais pas à partir au bous du monde pour luis trouvé une école adapter , si vous connaissez une SVP n’hésitez sur tous pas a me le conseiller

    • Valérie Michiels

      Idéalement, les écoles pour TDAh, dys & cie devraient encore être créées un peu partout dans le monde. Les rares écoles adaptées ne peuvent accueillir les centaines de milliers d’enfants concernés.
      Nous avons toujours le choix entre se dire qu’il n’y a rien à faire, ils n’y connaissent rien au TDAh et aux pédagogies qui leur conviennent ou il y a tout à faire, ils n’y connaissent rien au TDAh et aux pédagogies qui leur conviennent.
      Peut-être qu’en commençant par créer un collectif de parents concernés, vous pourriez soit avoir plus d’impact auprès de l’école de votre enfant , soit créer une mini-école? Généralement, toutes les écoles alternatives démarrent comme ça, avec quelques élèves.Je crois que c’est la seule véritable façon de faire changer les choses;
      Courage!

  2. Christine Donckers

    Bonjour, tout d’abord je tiens à vous remercier pour votre témoignage au sujet de votre enfant et pour l’aide que vous proposez aux parents d’enfants TDHA. Un témoignage poignant d’autant plus que je découvre tant de similitudes en rapport à mon enfant. Gabriel vient de commencer la première primaire en septembre dernier. Je l’avais inscrit dans une école dont on m’avait vanter la particularité d’être une école à taille humaine avec des plus petites classes et un esprit familial, convivial. Dès la fin de la première journée, l’institutrice a montré clairement des signes d’agacement et de découragement. Le 3ème jour, la directrice m’a gentillement demander si mon enfant était médicamenté ( sous entendu sous rilatine ). Ensuite nous avons été convoqué pour une réunion son père et moi. Que ne fut pas notre colère et déception lorsque son institutrice ne fait qu’énumérer une longue liste de critiques à son sujet devant la directrice qui n’intervient que très peu. Lorsque nous demandons quelles solutions envisagez-vous de mettre en place ? La réponse fut claire : on nous suggéra d’administrer de la ritaline ou le placer dans une école spécialisée. Nous avons donc décidé d’enlever notre enfant de cette école car nous n’étions pas en accord avec leur point de vue et que notre enfant était fort perturbé, déprimé et désorienté. J’ai trouvé une école alternative où ils l’ont accepté ( soi disant ) avec ses difficultés d’attention et d’hyperactivité. Une petite école où ils ne sont que 8 enfants. Malgré qu’il s’y sente mieux, j’ai été interpellé par la direction et l’institutrice dès les premiers jours. Le même scénario se répète : Gabriel ne tient pas en place, perturbe la classe, fait preuve d’impulsivité et ne respecte pas les consignes. On me suggère fortement de le mettre sous ritaline et suivi par un médecin à Erasme. L’autre jour, alors que je demandais comment s’était passée la journée à son institutrice, elle m’a répondu :  » C’est l’ENFER !!! » et cela sans retenue en insistant devant mon enfant. Je suis choquée de découvrir que même dans une école alternative à pédagogie active qui prône le respect de l’enfant, on fasse preuve d’intolérance, d’incompréhension. Je m’attendais à ce que cette école soit respectueuse de mon enfant, qu’elle propose la mise en place de certaines petites aides à l’apprentissage. Payer 1000 € par mois pour s’entendre dire tous les jours que la journée s’est mal passée avec mon enfant. Je ne sais plus quoi faire… Je vois mon enfant en souffrance et de plus en plus nerveux et en colère. J’espère trouver des gens plus tolérants dans les prochains temps car je crains tout comme vous que l’école finisse par casser mon enfant.

  3. Valérie Michiels

    Merci pour votre témoignage, effectivement, même dans les école alternatives, ce n’est pas gagné d’avance; Cela dépend énormément d’un prof à l’autre. Pour en revenir à mon fils, cette année, avec l’une des instit, tout se passe bien et avec l’autre, il est terriblement stressé d’aller à l’école, est souvent puni et humilié et revient complètement perturbé. Je vois que cela dépend vraiment de leur niveau de tolérance et leur ouverture d’esprit. Plus j’avance, plus je me dis que ça fait partie de leur chemin et que ce qu’ils vivent les feront grandir dans ce qu’ils ont à apporter au monde.
    Courage, que votre enfant puisse au moins s’appuyer sur ses parents qui eux, voient tout son potentiel et croient en lui!
    je suis de tout coeur avec vous, n’hésitez pas à me téléphoner ou à me rencontrer si vous habitez la région.

  4. Emilie

    Je suis en train de réaliser un mémoire sur ce sujet :
    La pédagogie active constitue t-elle une réponse adaptée pour les enfants souffrant du trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité ?

    En faisant des recherches, je suis tombée sur votre témoignage qui m’a vraiment touchée.
    Mais mieux que ça, l’école où vous avez fini par mettre votre enfant est une école où j’ai fait plusieurs remplacements de longue durée… Le monde est vraiment petit 🙂

    Emilie

  5. STEPHANIE

    Bonjour
    Le mien est déjà cassé. On avait un enfant épanoui en primaire avec la moyenne. On a une reconnaissance MDPH. Et on termine après des années de galère et de 9.5 sur 20 de moyenne avec des troubles du comportement, à 3 en fin de 4ème. 3 de moyenne et rebelle. Juste parce que l’inclusion scolaire en france, c’est juste pour faire joli. Je ne sais pas quoi faire pour la 3ème l’année prochaine.

  6. Valérie Michiels

    Et votre enfant, que souhaite-t-il? Serait-ce envisageable pour vous qu’il arrête l’école pour se consacrer pleinement à ce qui le passionne, comme font les personnes qui ne mettent pas leur enfant dans le système scolaire? Sinon, il risque vraiment d’être de plus en plus dégoûté de la vie en fin de compte.
    D’autant plus qu’un diplôme à l’heure actuelle n’est même plus synonyme de travail!

  7. Celine f

    Bonjour,
    Mon fils a 8 ans, a un tdah,et il est au ce1. La maitresse fait pression sur nous pour le mettre sous ritaline,en disant qu’il n’y arrivera pas au ce2….que son comportement est inacceptable (il est tres impulsif et agite)…etc..bref je me reconnais tout a fait dans tous vos témoignage .
    Il est de plus en plus triste et en colère,se sent rejeté,et différent des autres,son estime de soi est de plus en plus basse. L’autre jour il ma carrément dit qu’il voulait mourir..
    De mon cote,je suis de plus en plus fatiguée,déprimée et me sent incomprise,je m’isole..
    J’ai l’intention de lui prendre rdv pour de la microkine. Est ce que quelqu’un a déjà tenté?
    Étant pianiste moi aussi,j’aurai bien voulu qu’il fasse de la musique, mais comme il ne se concentre pas,comment lui apprendre le solfège?
    Par ailleurs,je suis psychologue,et donc,je me sens encore plus jugée par les autres et par les maîtresses…qui pensent que mon fils est mal élevé,violent,méchant..et j’en passe…!!

    Si quelqu’un a trouvé une solution naturelle qui marche vraiment,je suis preneuse.
    Je vous remercie d’avance.

    • Valérie Michiels

      Bonjour,
      Je ne connais pas la microkine, désolée. A mon sens, LA solution miracle n’existe pas. Par contre, il y a DES solutions naturelles qui cumulées les unes aux autres donnent des résultats bénéfiques. Et ce blog est là pour les proposer, notamment les outils du Dr Lefebure à condition de prendre le temps de les appliquer…

  8. Stéphanie

    Bonjour,

    Merci pour la réponse, oui j’aimerai le déscolariser avec le CNED ou autre, mais lui non, il a des amis et aime le collège, c’est paradoxal…
    Pour la maman psychologue : nous vivons la même chose et avons tenus jusqu’en 4ème avec bien des galères… mais mon fils a progressé, après avoir eu des idées très noires, il est devenu plus heureux, mais le collège c’est pire… au moins il est bien à la maison… On a juste opté pour peu de pression, le minimum de contraintes, de la parole, du respect mutuel et de l’espoir pour le futur. Plus de punitions, plus d’écho à ce qui se passe au collège, et du coup à la maison ça va bien. La psy qui mène la TCC a bon espoir de transposer cette réussite au collège ou autre, mais moi moins car les professeurs passent leur temps à détruire ce que nous construisons… Sans qu’ils le fassent exprès bien sûr… Mon fils ne veut pas de médicaments dont il n’en a pas. On a décidé de l’aimer comme ça et de toujours le soutenir, sa particularité : tdah dys avec ordinateur en classe, agité, perturbateur, insolent… mais n’est plus violent depuis qu’on a changé notre méthode éducative… Pour nous c’est une réussite, pour le collège ça ne suffit pas… L’insolence est aussi une preuve d’intelligence, mais je passerai là dessus, c’est vrai que ce n’est pas compatible avec une bonne scolarité. Je suis en train de renoncer à la scolarité, mais mon fils tient à sa vie comme ça, alors j’attendrais la fin de la 3ème pour voir ce qu’on fait. Il a une très mauvaise moyenne, mais après tout, est ce si important, quand on a eu des idées suicidaires, il faut relativiser.
    Son truc c’est les jeux vidéos et aider les copains à faire aussi bien que lui.
    laissez tomber le solfège, il ne fera des choses que par passion ou grande motivation, souvent ils excellent dans un seul domaine, celui choisit par eux même… Ce sont des jeunes qui finalement décident de leur vie et sont réfractaires à toute autorité, il faut les apprivoiser en tant que maman car c’est une nécessité et bien leur expliquer le bien et le mal, beaucoup plus que pour les autres.
    Vous êtes peut être psy, mais ça ne vous empêche pas de faire appel à un collègue, pour faire une TCC, méthode à ce qu’il parait plus efficace sur la vie que les médicaments. Nous commencons juste et déjà mon fils est plus communicatif et plus souriant…

    • Valérie Michiels

      Je suis entièrement d’accord avec votre vision des choses. Si déjà, cela se passe bien à la maison grâce à votre lâcher-prise et votre regard positif envers lui, c’est énorme. Après, l’école est le reflet de ce qu’il a à traverser pour devenir plus fort dans le monde de demain.

  9. Stéphanie P.

    En fait ils souffrent à l’intérieur, ils n’ont besoin que d’amour et de soutien. C’est un pédopsy qui me l’a dit, ceci pour éviter que leur souffrance ne ressorte en violence. Vous devez lui montrer que vous le comprenez et que vous croyez en lui malgré tout et lui dire que vous l’abandonnerez jamais quoiqu’il fasse. Sincèrement pour nous ça a marché, il faut prendre de la distance avec le scolaire. On peut réussir sa vie autrement, et il faut lui dire. On a guéri la violence comme ça chez nous et j’en suis super fière et j’ai envie de le dire à tous les parents. Croyez en votre enfant et dites vous bien que l’école ce n’est pas tout.
    Ma fille est plus jeune, a des facilités, elle est autonome et dans les meilleurs, et alors ? Elle est aussi souvent révoltée par les profs et les injustices à l’école… Sauf qu’elle se contrôle et n’est pas impulsive… J’ai les deux profils à la maison, et ma fille me fait me rendre compte que nos enfants tdah sont surtout sincères francs et réactifs, et que le système scolaire n’est pas adapté à ça… Et en plus il doivent gérer leurs troubles et handicaps… Ca fait beaucoup. Est ce que nous à leur place nous y arriverions ?

  10. Y Boreau

    Merci pour votre publication qui me parle et qui reprend presque mots pour mots ce que nous avons vécu !
    Nous sommes passés du public au privé puis re-public…
    Nous avons passé des moments difficiles jusqu’à la déscolarisation imposée et la bataille qui s’en est suivie avec l’école pour l’y maintenir… notre fils était mis dans le couloir, seul, ou finissait chez la directrice ! Un nouveau changement s’est imposé !
    Cette année est plus calme et la nouvelle école bienveillante mais
    l’entrée en 6eme approche et la recherche d’un collège pouvant accueillir notre fils commence.. Nous allons emménager sur Bordeaux et ne connaissons pas les établissements, difficile donc et inquiétude de devoir revivre de telles situations !
    si vous avez au travers de vos échanges des établissements à nous recommander, nous sommes preneurs
    Merci à vous
    Sur Niort, où nous vivons, l’école Louis Aragon est très bien et prend en compte les difficultés de notre fils

  11. Karima

    Bonjour, voilà que je tombe sur cette page , depuis la maternelle on reproche à ma fille, de ne pas suivre les consignes, de ne rien comprendre, d etre perturbatrice, on l accuse de le faire ex prêt, car elle peut avoir des notes très hautes et du jour au lendemain plus rien. pourtant c est une enfant tendre, hypersensible, serviable, douce… elle aura 9ans en septembre, j aimerai la changer d ecole cette année a été la pire pour elle au point que l institutrice lui a mis en tête que c est de sa faute qu’ elle est malade! Je suis de liège wandre et je cherche une école qui lui conviendrai afin de la préparer pour le secondaire. Je précise qu’ on lui a fait un test QI qui est malheureusement hétérogène et on soupçonne un tas, ma fille est adorable a la maison, pas de crise de colère. A l école on me dit que ma fille me manipule, qu’ elle est autre a l école. Une maman désespérée

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