Quelle énergie dégagez-vous avec votre enfant TDAh? (podcast)

 

Podcast N°4 de la série “comprendre l’enfant TDAh et l’aider au naturel”

Vous pouvez l’écouter directement sur le blog en appuyant sur le bouton play ou le télécharger en faisant un clic droit puis enregistrer sous.

 

Bonjour et bienvenue. Aujourd’hui, je parle du sujet: Quelle énergie dégagez-vous avec votre enfant TDA?

Stress, colère, culpabilité, exaspération, agitation ? ou assurance, sérénité, confiance, harmonie?

Si la relation avec votre enfant est bonne, pas besoin de vous poser la question mais si elle est mauvaise, il serait bénéfique de voir si certaines de vos attitudes, bien malgré vous, le blessent ou le font fuir.

Je vais pour cela prendre l’exemple de ma relation avec ma mère qui s’est dégradée au fil des ans. En vous expliquant ses attitudes blessantes qui m’ont amenées à la voir le moins possible.

 

 Quelle énergie dégagez-vous avec votre enfant TDAh?

photo de  Khorzhevska-Fotolia.com

Les 3 attitudes blessantes avec l’enfant TDAh

 

1. L’incompréhension de qui je suis

Ma mère et moi n’avons pas le même fonctionnement cérébral. Je suis “dominant cerveau droit” alors qu’elle est “dominant cerveau gauche”. Et le fait d’ignorer l’existence même de ces fonctionnements différents provoquent fatalement des incompréhensions de part et d’autre.

Par exemple, ma mère n’a pas compris que je puisse quitter mon travail de fonctionnaire pour vivre mon rêve et créer ma propre école de piano. Quitter un emploi sécurisant est pour elle de l’inconscience alors que pour moi, c’est quitter un milieu où je m’ennuyais et je déprimais pour aller vers un travail créatif où je suis libre de mes horaires et du choix de mes élèves.

Un autre exemple, j’ai toujours aimé les formations dans le domaine du bien-être et du développement personnel; J’aime apprendre à devenir” un meilleur moi-même” en fait. Pour ma mère, je suis dans des sectes avec des personnes douteuses, même si je ne vois ces personnes que quelques fois dans ma vie .

 

2. La non-acceptation de ma différence

C’est une des grandes difficultés de l’être humain: accepter l’autre dans sa différence.  Que ce soit une différence de race, de langue, de goûts… l’être humain a toujours tendance à se considérer, lui et ses semblables comme meilleurs et  à considérer l’autre comme bête.

C’est pareil avec les TDAh. Ils sont différents et leur différence peut déranger, désarçonner, être mal considérée …et peut mener à l’abandon ou au rejet.

Je fonctionne sur base émotionnelle alors que ma mère fonctionne sur base rationnelle.

Comme beaucoup de TDAh, je suis très bonne en créativité, pour trouver des idées, être visionnaire, voir les choses de manière globale, être intuitive, empathique. Par contre, je suis mauvaise dans tout ce qui est gestion et analyse. Que ce soit la gestion de l’argent, la gestion du temps, …J’agis essentiellement au coup de coeur, ou par passion.

Il m’est arrivé à 18 ans de devoir aller chercher des chaussures et de revenir avec un pull, parce que je n’ai pas trouvé de chaussures que j’aimais mais par contre j’ai flashé sur un chouette pull. Ce qui a fait exploser ma mère.

 

3. Les critiques et les jugements

Quoique je fasse, ma mère m’a toujours critiqué et m’a toujours fortement découragé dans mes projets.

Concernant ce problème de gestion d’argent où en fin de compte, j’ai toujours fait avec ce que j’avais (il est vrai qu’à 18 ans, il y a eu des jours où je n’avais plus rien à manger mais j’ai vite appris!), ma mère a toujours été cet oeil culpabilisateur et critique à mon égard, Ce qui ne m’a jamais aidé à m’améliorer! Au contraire, j’ai développé la croyance que j’étais bête et mauvaise en gestion!

Ce n’est que lorsqu’un ami m’a épaulé en m’apprenant le programme excel pour gérer mon budget que ça a changé ma vie et… ma croyance!

Lorsque j’ai voulu construire ma maison, j’ai eu droit une fois de plus aux pires découragements de ma mère, convaincue que je n’y arriverai jamais. La réalité lui a prouvé le contraire, Cette maison a été une de mes plus belles réussites même sil est vrai que j’ai fait des erreurs et que ça n’a pas toujours été facile. Mais si c’était à refaire, je recommencerais car ce sont des projets de cette envergure  qui me font vraiment vibrer et aimer la vie!

 

Quelle énergie dégagez-vous avec votre enfant TDAh?

Le TDAh capte avant tout le non-verbal et l’énergie que vous dégagez. Vous pourriez avoir le discours le plus aimable qui soit, ce n’est pas celui que le TDAh entend en premier.

Si vous n’ avez aucune idée de l’énergie que vous dégagez, prenez un jour le temps de vous filmer et vous verrez, on apprend beaucoup sur soi lorsque nous nous voyons avec du recul!

Le premier pas vers le changement est toujours la prise de conscience. Ce n’est qu’à partir de là que vous pourrez changer et vous améliorer.

Peur ou amour?

Au final, toutes nos attitudes peuvent être regroupées dans ces deux catégories: la peur ou l’amour.

Les attitudes blessantes ont souvent en trame de fond:

– La peur de mal faire

– La peur d’être un mauvais parent

– La peur de l’échec

– La peur de ne pas être à la hauteur

– La peur du regard de l ‘autre

– La peur que notre enfant se drogue ou se fasse influencer par des personnes peu recommandables

– La peur qu’il ne trouve pas sa place dans la société…

N’oublions pas que nos pensées et nos émotions créent notre réalité. Je vous conseille donc vivement de vous focaliser sur la réussite et  l’ épanouissement du potentiel de votre enfant. Bref, de l’ aimer et l’accepter tel qu’il est même s’il ne correspond pas à vos attentes et vos espoirs…

 

Il y a une grande beauté à avancer dans la vie sans anxiété ni peur.
La moitié de nos peurs sont sans fondement et l‘autre moitié peu honorables
.

Christian Nevell Bovee

La clef d’une bonne relation: la confiance

Lui faire confiance, même si votre enfant a un tempérament de tête brûlée.   

Par exemple, je vois que le père de mon fils ne s’inquiète jamais de ses résultats scolaires. Il voit en lui son potentiel et il est convaincu qu’il réussira très bien sa vie, quelques soient les difficultés qu’il rencontre !

Vous faire confiance. Etre parent n’est déjà pas facile en soi mais être parent d’un enfant TDAh , c’est multiplier le nombre de difficultés par 4 voire par 10 pour certains. Mais la bonne nouvelle, c’est que être un meilleur parent s’apprend !  Et un enfant TDAh vous poussera à aller beaucoup plus loin dans cet apprentissage. Si vous acceptez de dépasser les obstacles sans mettre la tête dans le sable, vous en ressortirez à chaque fois grandi !

Personnellement, c’est grâce à mon fils que j’ai appris à accepter les autres autrement et à être beaucoup plus tolérante.

 

En conclusion

J’aimerais juste vous raconter une petite anecdote relative à la photo ci-dessus.

Un jour lorsque j’étais petite et en pleine crise de colère, ma mère et ma grand-mère m’avaient enfermé dans la salle de bains ne sachant plus comment s’y prendre pour me calmer. Lorsque mon grand-père est rentré de son travail, il a ouvert la porte, m’a tendu la main et m’a dit: “viens ma petite fille” et ma crise était terminée à la seconde même…

Voilà, j’espère que ce témoignage vous permettra de mieux comprendre ce qui peut aider ou nuire à une bonne relation avec votre enfant TDAh.

Si ce podcast vous a plu, merci de le partager sur les réseaux sociaux ou de donner votre témoignage dans les commentaires ci-dessous!

Vous souhaitez vivre plus zen avec votre enfant TDAh ?

Découvrez les clés indispensables à son épanouissement

en téléchargeant gratuitement mes livres

    "  7 conseils pour vivre sereinement avec votre enfant TDAh"

"Quelle école pour nos enfants TDAh?paperbackstack_550x498(1)binderlayingopen_550x634

je hais les spams, votre adresse ne sera jamais cédée ni revendue à un tiers

4 Responses

  1. Bonjour Valérie,

    J’ai découvert ton blog il n’y a pas très longtemps (je suis une formation que tu dois connaitre…) et je tenais à te dire que j’apprécie beaucoup ton travail. Dans l’article d’aujourd’hui, ton message sur la confiance m’a particulièrement touchée. Cela est tellement dur de se sentir méprisée, alors que des ailes nous poussent lorsque l’on nous fait confiance… Et au delà de tout ça, il est tellement difficile de se faire confiance à sois-même! Y compris dans notre rôle de parent…

    Ton profil me touche et fait écho au mien: je suis enseignante dans le primaire et ma plus grosse frustration concerne justement le travail que je conduis avec les élèves à besoins particuliers et notamment TDah. Porteuse d’idéaux, j’aimerais leur offrir le meilleurs de ce que je considère être « bon » pour eux, mais je me heurte à de nombreuses contraintes: trop d’élèves, trop de normes, pas assez de confiance… C’est peut être ce qui me décidera un jour de quitter ce métier et de chercher des conditions plus favorables!
    Je te dis à très bientôt!

    Emilie

  2. Bonjour Valérie et merci pour ce podcast : c’est très sympa de t’entendre ! Tout cela fait bien écho et pas que pour pour l’enfant TDAh car j’explique souvent dans mes cours que la première parole est celle qui se passe de « ventre à ventre », ce que les scientifiques commencent (enfin) à considérer comme notre premier cerveau ! L’enfant TDAh a une sensibilité extrême donc effectivement, il va se prendre de plein fouet ce qu’il « ressent » de l’autre. J’ai eu des relations avec des enfants considérés comme « des rejets de la société » et c’est avec eux que j’ai eu les plus « belles conversations non verbales » et établi une relation de confiance. Lorsque tu parles de ton grand’père, cela fait écho à un moment de ma vie où j’ai du annoncer à mes grand-parents que j’allais divorcer… réaction de ma grand-mère (très catho) : « surtout, ne le dis pas à mes copines dimanche » alors que les dites copines racontaient les déboires de leurs propres enfants… réaction de mon grand-père : « Tu n’étais pas heureuse ? Alors tu as bien fait » – encore merci Valérie pour ton témoignage.

    • Merci à toi pour ton témoignage. J’aime bien la réaction de ta grand-mère qui se souciait plus du regard de l’autre que de toi…
      Cordialement

      Valérie

Laissez un commentaire