Quand l’école stresse mon enfant TDAh

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Pour nous, les 2 mois de vacances ont vraiment été source de répit. D’année en année, mon fils TDAh devient de plus en plus agréable, nos conversations plus riches et intéressantes et nous parvenons à gérer les temps de jeu-vidéo, temps en plein air et temps de travail. Seulement voilà, il y a aussi les relations extérieures, et là, ce n’est plus entièrement sous notre responsabilité de parent.

Tout ce que je peux dire, c’est que cela dépend vraiment d’une enseignante à l’autre. Il y a des années scolaires où mon fils a fait de grands bonds en avant grâce à une enseignante bienveillante avec qui il se sentait aimé. Et il y a des années où l’institutrice était négative, à toujours mettre le doigt sur ses difficultés de comportement et là comme par hasard, les résultats plongent.

Cette année, nous avons les 2 cas simultanément. Il a 2 institutrices.  Avec l’une (la plus jeune), cela se passe relativement bien, il soigne beaucoup plus son travail qu’avant, ne dessine plus de graffitis dans ses cahiers et je le retrouve calme et content à la sortie de l’école.

Avec l’autre, c’est la catastrophe, zéro tolérance. Mon fils l’appelle Hitler. Elle n’arrête pas de l’humilier, l’éjecter de la classe par la peau du dos, l’envoyer en maternelle ou toute l’après-midi  chez le directeur pendant qu’eux font une activité sympa dans la classe. Ces jours-là, je le récupère complètement perturbé, en pleurs, il ne veut plus mettre les pieds dans cette école. Et surtout, il est convaincu de n’être qu’une merde (je reprends ses mots) et on est reparti pour l’éternel et même combat.

Si c’est sous prétexte qu’il est en dernière année primaire, et qu’il faut qu’il s’habitue aux exigences des secondaires, l’école est surtout devenue source de stress et d’appréhension.

 

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photo de Picture-Factory-Fotolia.com

Que faire pour bien faire avec son enfant TDAh?

Voir son enfant en souffrance est une souffrance pour les parents aussi. Dans un premier temps, c’est lui qui pleure, puis c’est moi, une fois qu’il est au lit. Je pleure parce que j’ai l’impression que c’est un combat sans fin. Quasi chaque année, il faut recommencer.

Je vous avoue que vos témoignages par mail me touchent mais me rassurent aussi, je vois que je suis loin d’être la seule à vivre cette situation. Combien d’années faudra-t-il encore pour que nos enfants TDAh soient tolérés et appréciés?

 

Blessures de rejet, d’humiliation, d’injustice, ça s’arrête quand? 

Sur le coup, je garde mon fils une journée à la maison, qu’il se remette de ses émotions et nous travaillons à la maison, cool.

A ce moment-là, j’aimerais ne plus mettre mon enfant à l’école et faire l’école à la maison comme de plus en plus de famille. Mais concrètement, ce n’est pas possible pour l’instant, j’ai mon travail et surtout, ce ne serait pas lui montrer le bon exemple. Quand il y a un problème, il faut l’affronter, trouver des solutions et non le fuir en se recroquevillant sur soi-même.

 

Lui apprendre à exprimer son sentiment d’injustice

Même si j’ai demandé un rendez-vous avec l’instit, j’ai quand même prévenu mon fils que je ne serai pas toujours son avocat.  S’il n’arrive pas encore à se confronter à la personne concernée, il faut qu’il trouve au moins une personne de confiance à qui en parler, l’autre instit. par exemple.

Mais le problème aussi, c’est que malgré le sentiment d’injustice, il se sent réellement coupable d’être « une merde ».

 

Quand l’école nous culpabilise

Pour être honnête, cet article a été écrit il y a plus d’un mois mais depuis l’entrevue avec l’instit, j’avais moi-même perdu confiance en moi.  Et ce n’est qu’en en parlant avec Cosette ( je vous parlerai d’elle dans un autre article, une femme extraordinaire qui accompagne les mamans en difficulté) que je retrouve le courage d’écrire sur le blog;

“Mon enfant n’en fout pas une à l’école” , ils craignent pour son avenir. Sous-entendu, c’est ma faute, je ne fais pas ce qu’il faut pour qu’il soit motivé à l’école. Je suis sortie de cette entrevue avec la même impression que mon fils: je ne suis qu’une “merde” et une mère incompétente qui n’a pas encore réussi à ce que mon fils saute d’enthousiasme dans leurs projets.

En réalité, mon fils me dit qu’au début des nouveaux projets, c’est chouette mais le problème, c’est que le projet dure plusieurs semaines ou parfois plusieurs mois et là, il s’en lasse très vite. Un peu comme si, tant qu’on aborde un sujet de manière globale, c’est cool puis dès qu’on entre dans les détails comme les noms ou les dates à retenir, ça devient ennuyeux  à mourir et là, il se traine comme un boulet. Est-ce notre faute pour autant? Faut-il aller consulter tous les psy et médecins pour autant?

Le père de mon fils et moi-même avons toujours eu une confiance en son potentiel et sans attente particulière à son sujet, nous savons qu’il réussira sa vie. Peut-être pas en faisant de hautes études, et encore, ce n’est pas qu’il en serait incapable, mais clairement, notre enfant est contre un système qui manque de liberté et s’en insurge à sa manière. En tant que mère, je respecte cette valeur. Il y a tant à créer sur cette planète pour qu’elle tourne plus rond, je suis certaine que ces enfants sont nés maintenant pour apporter plus de liberté et dire non au formatage. A leur manière, ils sont opposés au système  actuel qui court droit dans le mur.

 

L’impact des étiquettes sur nos enfants TDAh

Comment voulez-vous bien travailler et vous sentir bien en étant mal vu?

Mon fils sait qu’il est trop inattentif, qu’il a du mal à rester tranquille sans tripoter à quelque chose. L’autre jour, il a dû rester debout toute l’après-midi parce qu’il gigotait sur sa chaise !? Est-ce que le punir l’aidera à plus écouter et rester sans bouger?

C’est peut-être l’objectif du prof, ou plutôt l’illusion du prof. Tout ce que je vois comme résultat, c’est l’effet inverse: du stress, le sentiment d’être nul et d’être un parasite.

 

En conclusion

Contre vents et marées, je continue à agir avec mon fils comme je le sens, je m’assure qu’il ait les bases scolaires en revoyant avec lui ce qu’il a zappé ou pas compris à l’école mais pour le reste, je lâche prise.

Lire le bulletin entre les lignes

Lors de la remise de son bulletin la semaine dernière, beaucoup de “I” et de “F” pour tout ce qui concerne la participation, le nombre de fichiers complétés (1 sur 4) …

Mais pas un mot sur ce qu’il fait de bien ou de mieux qu’avant. Je l’ai donc fait moi-même. Par exemple, le féliciter parce qu’il ne se dispute plus avec ses camarades ou qu’il est plus soigneux avec ses cahiers. Son père de son côté, lui a juste dit : “tâche de faire mieux la prochaine fois” et nous avons passé de bonnes vacances…

 

Et vous, chers lecteurs et chères lectrices, comment cela se passe à l’école avec vos enfants?

Merci de le partager dans les commentaires ci-dessous!

 

A très bientôt pour une note plus positive, promis.

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One Response

  1. Salut,

    Je me reconnais la dedans. Mon aine qui a 6 ans est hyperactif je pense. Et faut reconnaitre que c’est très dur avec lui.

    Alors pour l’école on ne lache rien, pour qu’il soit le plus à l’écoute et qu’il ne fasse pas n’importe quoi. Pour qu’il apprenne à écouter. En fait , on se bat surtout pour le comportement.

    Mais encore ce WE on a dû l’emmener de toute urgence à l’hopital parce qu’il s était explosé sur la table basse. Pas facile !

    Ca demande vraiment plus de boulot!

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