Nos enfants TDAh, les mal-aimés

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Aujourd’hui, je réponds à la question de Jo qui dit:

“Que faire face à une équipe enseignante qui refuse de voir revenir mon fils cet après-midi car il n’a pas pu se contrôler ce matin, pleurs… Se battre? Se résigner? Je dois faire quoi de plus pour faire accepter mon fils hyperactif par cette foutue société? »

Parents d’enfants TDAh, nous sommes malheureusement tous confrontés un jour ou l’autre à ce type de situation. C’est émotionnellement dur à vivre autant pour l’enfant que pour les parents.

Je vais donc vous répondre en me basant uniquement sur mes expériences vécues, il y a certainement d’autres solutions. J’espère qu’ elles pourront vous inspirer.

 

Nos enfants TDAh: les mal-aimés

Photo de Peter Hermes Furian-Fotolia.com

L’effet domino

Quand il y a exclusion, rejet, punition excessive… cela ne vient jamais d’un problème isolé. c’est souvent une accumulation d’évènements qui fait qu’à un moment donné, c’est la goutte qui fait déborder le vase.

L’enfant agit mal, l’enseignant se fâche, l’enfant répète plusieurs fois son mauvais comportement, l’enseignant répète également ses menaces, attitudes blessantes ou punitions jusqu’ au moment où ça explose d’un côté ou de l’autre.

Ce qui fait que l’enfant travaille encore moins bien qu’à l’ordinaire, il oublie d’amener ses devoirs à la maison, les parents se fâchent à leur tour, le punissent, lui confisquent ses jeux vidéos. Puis c’est la crise de colère de l’enfant et tel un domino, les problèmes s’enchainent les uns après les autres et c’est la descente aux enfers pour tout le monde.

Que faire?

Faut-il se battre contre le corps enseignant? je dirais que c’est pot de terre contre pot de fer. Et le pot de fer, ce sont les enseignants. Vous risquez donc d’y perdre plus que d’y gagner.

Faut-il se résigner? Ce serait leur donner raison et tout pouvoir sans qu’il ne remette quoi que ce soit en cause dans leur pédagogie et leurs attitudes, donc non, ce n’est pas la solution non plus.

 

Et si l’on prenait le temps…

de communiquer avec les personnes concernées.

D’abord écouter son enfant.

Que sa famille soit son refuge

Que l’enfant ait au moins une personne proche qui le comprenne. Que ce soit un parent , grand-parent, oncle ou tante…

Qu’il se sente à l’aise de pouvoir s’exprimer sans qu’on lui dise “plus tard mon chéri, je n’ai pas le temps maintenant”.

Qu’il puisse se montrer tel qu’il est, sans honte et sans se poser de questions.

Qu’il sente qu’il a le droit d’être ce qu’il est.

Que sa famille l’apprécie tel qu’il est.

 

Ensuite communiquer avec l’équipe enseignante.

A savoir, les écouter mais aussi…

 

Se faire entendre

Il y a  2 cas de figures. Celui où la communication est bonne entre l’équipe enseignante et les parents, ce qui est notre cas actuellement. Et le cas où les enseignants ne veulent rien entendre, ils sont persuadés que tout le problème vient d’une mauvaise éducation de l’enfant.

 

Quand la communication est bonne

Ecouter ce que l’enseignant ou le directeur a à nous dire. Quelles ont été leurs tentatives pour régler le problème même si elles se sont soldées par un échec.

Leur dire ce que l’enfant vit et ressent au quotidien et qu’il n’a jamais osé leur dire car il est convaincu que les adultes ne le croiront pas et ne l’aiment pas.

Mettre des mots ensemble sur ce qu’il y a à travailler ou à corriger, sans sentiment de culpabilité. Nous avons le droit , que ce soit l’enseignant ou le parent de ne pas encore avoir trouvé la bonne solution au problème.

Et lorsque ni les enseignants ni les parents n’ ont pu résoudre le problème

Consulter une personne compétente comme par exemple une psychologue pour les troubles du comportement.

Pour mon fils l’autre jour, alors que ni l’enseignant ni le directeur n’avaient réussi à se faire comprendre par mon fils, la psychologue, elle,  a trouvé les mots qui ont fait “tilt” chez l’enfant. J’ai vu mon fils sortir de chez elle soulagé et rayonnant car il voyait désormais la situation sous un angle tout différent.  Elle lui a également proposé d’autres stratégies pour qu’il ne se fasse plus passer pour le méchant. C’était génial.

 

Quand la communication est impossible

Ce que nous avons vécu à l’école-catastrophe auparavant.

– Prendre le temps d’ écrire  un rapport avec tous les reproches que fait l’enseignante, aussi bien par rapport à ses comportements que son travail scolaire.

Noter toutes nos observations de parents qui, la plupart, contredisent complètement les jugements de l’enseignante, ou du moins, expliquent le pourquoi, la cause de ses problèmes.

ou le faire faire par une personne qui aide votre enfant en individuel.

Consulter le centre psycho-médico-social (PMS en Belgique) pour leur remettre ce rapport et leur demander leur avis.

Demander leur intervention auprès de l’équipe enseignante

Résultat, dans notre cas, cela n’a pas tout résolu, loin de là mais au moins, nous n’avons plus jamais été insulté et Aurélien n’a plus eu de punition quotidienne dans son cartable.

 

Les blessures morales, c’est comme les blessures physiques

Certaines blessures guérissent en quelques jours, d’autres en quelques semaines ou quelques mois. Certaines laissent des cicatrices à vie.

Comme pour une blessure physique, il faut la soigner si l’on ne veut pas qu’elle s’infecte ou se cicatrise mal.

Rester dans l’indifférence reviendrait au même que de la négliger. Or, non, cela ne passe pas forcément avec le temps. ça nourrit les pensées morbides, la vengeance ou les pensées de meurtre.

La soigner va par contre éviter bien des risques de révolte  ou de suicide à l’âge de l’adolescence et va lui apprendre à vivre avec les autres tout en s’affirmant tel qu’il est.

Et c’est bien là que nous avons encore beaucoup  à apprendre.

 

Parce que nous sommes plus intelligents ensemble que tout seul

Racontez dans les commentaires ci-dessous vos expériences et les solutions que vous avez trouvées pour soigner les coeurs blessés de vos enfants TDAh.

Partagez aussi vos questions, pour qu’ensemble, nous tentions d’y répondre.

 

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3 Responses

  1. Mon fils ne veux plus me parler de ces problème à l’école par ce que un joue il étai maltraité par sa maitresse qui il la frappé sur la tète en luis disent qu’ il est mal élever et cette nuis la il na pas pus dormir parce que il avais trop mal a la tète , il me la parlai et mois a mon tour j ai parler avec la maitresse qui a nier et qui ma dit j ai a pêne toucher sa tète pour luis m’obéir, et dans son cour a la classe elle a fais témoigner les élèves contre luis en appelons le directeur luis faisan passer pour un menteur, en luis disons pourquoi tu ment a tés parents, depuis ce jours il me di que c’est vous mes parents qui me cause ces problèmes a chaque fois que je vous dises des truc vous me causez des problème a l’école alors je vous direz rient a partir de ce jours. Je ne sais plus quoi faire????

  2. Est-ce que votre enfant souhaite rester dans cette école? Si oui, l’intermédiaire du centre psycho-médico-social peut peut-être intervenir en tant que personne neutre, si cela existe chez vous. En consultation d’abord avec l’enfant, puis le parent, puis l’enseignant.
    Le choix de l’école de nos enfants devient presque un acte politique. Cautionnons-nous une école qui maltraite les enfants?
    Si vous étiez à la place de votre enfant et que l’on vous laissait le choix d’agir, que feriez-vous?

  3. Chantal Baudait

    Mon fils s’est retrouvé dans un enseignement adapté en Belgique. Il était en internat. Tout se passait très bien.
    Suite à un changement de vie, on s’est retrouvé en France et il a intégré les classes traditionnelles. En l’inscrivant dans cette école, j’étais venue avec son dossier constitué par moi en y intégrant sa reconnaissance d’enfant Thada et différents documents expliquant le comportement de mon fils et les attitudes à avoir pour lui faciliter son travail d’élève et avoir une relation confortable prof/élève.
    Pendant le 1er trimestre, je me suis « battue » avec un de ses instituteurs pour qu’il tienne compte du handicap de mon fils.
    Pour avoir gain de cause, j’ai pris rendez-vous avec le directeur plusieurs fois. Celui-ci avait bien compris et tenait compte des remarques pour faire sa classe (il donnait cours aussi à mon fils).
    Devant l’entêtement de l’autre prof, j’ai demandé une table ronde avec le directeur, l’instituteur, l’infirmière, le médecin scolaire, le psychologue et la surveillante. J’avais photocopié mon dossier pour chaque personne et j’ai expliqué comment était mon fils à la maison et la façon de procéder pour captiver son attention en classe.
    A la rentrée de janvier, j’ai appris que tout le personnel avait continué le débat et cela a profité à mon fils. Il n’a pas eu de résultats mirobolants mais il y a eu moins de punitions et plus de travail réalisé dans de meilleures conditions tant à l’école qu’à la maison.
    J’avais l’impression d’être Don Quichotte et de me battre pour rien mais ma ténacité a payé. La scolarité a été pénible mais il s’en est sorti et maintenant, à l’âge adulte, il a un boulot qui lui plaît même s’l doit être très vigilant chaque jour pour accomplir ses tâches.

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