Lorsque mon enfant TDAh devient tyran

C’est mon cas actuellement, mon fils me pompe et me pousse à bout. Que faire, “démissionner” ? Le mettre à l’internat? Qu’ai-je à comprendre face à ce défi?

Avant, je m’en remettais au père qui, avec son autorité naturelle, parvenait à rééquilibrer la situation. Mais voilà, son père et moi ne vivons pas ensemble, il n’est pas très disponible et surtout, il insiste pour que j’ arrive à gérer ce genre de situation par moi-même, il a raison.

 

lorsque mon enfant TDAh devient tyran

Credit photo: Kizgin çocuk-: Fotolia.com

Pourquoi mon fils devient-il tyran?

Heureusement, il ne l’est pas tout le temps. Quand il le devient, c’est toujours le même contexte: période scolaire difficile et manque de temps de ma part à cause de mon travail.

Du coup, je suis plus laxiste et quand je remets les limites, il ne supporte pas la frustration, fait des crises, m’insulte et “se venge” en s’opposant à tout ou en cassant des choses. Perdant patience, je m’emporte et c’est le cercle infernal qui s’enclenche.

Quand je me fâche, en fin de compte, je suis en colère contre moi de ne pas avoir mis les limites à temps. Ce qui est sûr, c’est que la colère n’arrange jamais les choses, cela ne fait que mettre de l’huile sur le feu.

 

Comment s’y prendre quand on est maman solo ?

Si l’enfant sent que nous sommes démunies face à la situation, ça peut l’angoisser. S’il a besoin d’avoir sa place, il a aussi besoin que nous prenions la nôtre en tant que figure d’autorité.

Rester ferme sur les limites ou les règles posées, c’est la première chose. Surtout ne pas changer d’avis par facilité ou par “empathie”, Pour ma part, j’avais tendance à “flancher” sans même m’en rendre compte. C’est lors d’un stage pour enfants que mon assistante m’en a fait prendre conscience.

Etre fiable. Notre enfant a besoin que nous puissions nous positionner, qu’il sente en nous une personne de confiance sur laquelle il peut s’appuyer.

Gérer nos émotions. Par des respirations, boire un verre d’eau, prendre l’air. Plus difficile à gérer, je trouve, avec son enfant qu’avec les enfants des autres.

Prendre du recul. Quelle énergie souhaitons-nous dégager? Colère ou fermeté bienveillante?  Confiance ou désespoir? Et si c’était notre dernier jour avec notre enfant, comment réagirions-nous?

Tout en restant présent. Ils ont besoin de sentir notre amour. Leur attitude despotique peut être aussi un appel à plus de reconnaissance ou d’amour.

Le motiver autrement. par exemple, j’encourage les bons comportements de mon fils en lui promettant d’inviter un copain le week-end s’il s’est bien comporté la semaine.

 

Pour calmer les crises: la reconnexion à la nature

Hier, alors qu’il était en pleine crise de colère, nous sommes partis nous promener dans la campagne. J’ai fait le choix de me centrer et de me focaliser sur ma respiration, le soleil sur ma peau, le plaisir de marcher dans la neige et la beauté du paysage.

Je l’entendais pleurer derrière moi tout en trainant bruyamment les pieds , en cassant et jetant quelques branches puis au bout d’une demi-heure, il s’est approché de moi et m’a dit: j’ai décidé de changer mon comportement.

Nous avons continué la promenade plutôt dans le silence et en revenant, il était calmé et moi aussi. Il s’est mis à lire et la fin de la journée s’est bien passée.

 

reconnexion à la naturCredit photo: Shenzi-morguefile

Et vous, comment vous y prenez-vous avec votre enfant lorsqu’il devient tyran?

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2 Responses

  1. Martine Balestié

    Bonjour,
    Tout d’abord je vous remercie pour votre site: je m’y réfère souvent.
    Pour en revenir à la question « enfant tyran », cela nous arrive aussi mais moins souvent depuis qu’il a fait un stage sur sa colère, la comprendre, l’analyser, la maîtriser (ça c’est plus difficile).
    Lorsque ça arrive, suivant les conseils de sa pédopsy, nous l’ignorons. Il insulte je dis: ça non, je ne tolère pas que tu parles comme ça, tu pars de la pièce  » et c’est tout, il continue d’argumenter, de répéter inlassablement, de justifier que c’est moi qui agit mal. Je ne réponds pas, je reste ferme sans un mot et je montre la porte. S’il continue, je persiste sans crier comme je faisais avant, j’ignore ses mots même les insultes car j’ai remarqué que mes mots mettaient de l’huile sur le feu et dans ces moments là je peux être très violent dans mes gestes et je ne veux plus. Donc dès que ça commence et que je sens qu’il me cherche, j’arrête de parler et je me détourne de lui.
    Très rapidement sa pression peut tomber et c’est comme si rien ne s’était passé.
    Moi aussi j’ai remarqué que la nature l’apaisait. Nous n’avons pas la neige ici(lol) dans le sud de la France et c’est bien dommage car il l’adore, mais oui la promenade est positive.
    Par contre il ne s’excuse jamais, car pour lui il n’a jamais tort et ce sont les autres la cause de tous ses malheurs.
    Notre problème actuel est la scolarité contre laquelle il se révolte fréquemment. Il est de plus en plus paresseux et partisan du moindre effort. Et là toutes les remarques sur ce domaine provoquent une colère.
    MB

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