Je craque, le trouble d’opposition des TDAh, c’est épuisant!

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Le trouble d’opposition avec provocation, typique des TDAh

En le sachant, c’est déjà plus gérable mais quand même!

L’opposition fait partie de la construction de l’enfant, il est donc normal qu’il passe par ces phases qui sont des phases d’affirmation de lui-même. Seulement chez les TDAh, ce n’est pas que passager, c’est quasiment tout le temps!

 

young man stressed

photo de Xavier Gallego Morel – fotolia.com

Là où ça coince avec eux, c’est face à l’autorité

Ils sont systématiquement en opposition. Il suffit de dire blanc pour qu’il fasse noir et que l’on dise noir pour qu’il fasse blanc. Et si on persiste, ça “clashe” comme dit mon fils, on en arrive aux crises de colère et d’exaspération, aussi bien chez lui que chez nous, parent ou enseignant. Un peu comme s’il était en crise d’adolescence tout le temps.

Le moins que l’on puisse dire, c’est épuisant! Et pourtant, dans leur esprit, ils sont fidèles à eux-mêmes. Pourquoi devoir constamment faire des choses qu’ils n’ont pas envie de faire?

Ce matin , j’ai craqué. A force de l’entendre s’opposer lorsque je lui demande de se laver les cheveux, de se préparer au lieu de jouer à la Nintendo. J’ai monté le ton en lui disant que, s’il préférait aller à l’école avec des cheveux gras et en retard, c’était son problème mais qu’alors, il se débrouillait seul pour y aller (c’est à 1 km à pied), et pour préparer son pique-nique.

Bon, du coup il est quand même parti se laver et a préparé son repas seul. Il s’est fait des tartines au fromage (de chèvre)  au lieu du repas complet que je lui prépare habituellement. Mais voyant que je m’étais mise à travailler sans plus me soucier de lui et qu’il devrait aller à l’école à pied, il s’est mis à pleurer .

J’avais envie à ce moment – là de le prendre dans mes bras mais je me suis retenue, qu’il comprenne que j’en avais ras le bol de toujours l’entendre s’opposer à tout dès les premières heures de la journée. Ce que j’ai plutôt fait, c’est de lui proposer de s’ asseoir en face de moi et de pratiquer un exercice d’EFT en même temps que moi, une technique que j’avais apprise d’une amie il y a quelques années pour régler un problème de culpabilité (qui au passage s’était libéré assez rapidement grâce à cette technique) .

 

L’EFT, un excellent moyen de libérer les émotions négatives

l’EFT veut dire Emotional Freedom Tecniques, une technique crée par Gary Craig en 1993.

L’EFT, ce sont des tapotements sur des zones bien spécifiques du visage, du haut du corps et de la main tout en prononçant une phrase telle que, par exemple: “Même si je suis en colère, je m’aime et je m’accepte profondément”. L’objectif est de libérer les émotions négatives qui finissent par se cristalliser dans notre corps.

Les points en question sont repris des points d’acupuncture de la médecine chinoise. Le fait de tapoter à ces endroits stimulent ces points, mais il est important de les associer à des phrases qui nous déculpabilisent face à nos émotions négatives. C’est comme si nous disions à notre corps que malgré nos problèmes, nous sommes des personnes aimables et acceptables.

Pour nos enfants TDAh , c’est d’autant plus important qu’ils ont une mauvaise estime d’eux-mêmes à la base et qu’ils savent que leurs comportements ne sont pas toujours acceptés.’ Etre rejeté et mal aimé est chose courante chez eux.

Pour pratiquer l’EFT de manière exacte, vous trouverez de nombreuses  informations à ce sujet sur internet. Même si elle ne substitue pas à une thérapie, elle a déjà fait ses preuves quant à la libération émotionnelle. L’avantage, c’est que la base est simple à apprendre et à pratiquer avec un enfant. Contrairement à d’autres techniques, ils l’adoptent facilement.

Maintenant, si vous souhaitez approfondir cette technique, je vous recommande de consulter une personne qui a reçu la certification de Gary Craig.

Pour en revenir à mon fils lors de cette première expérience EFT, il a choisi pour le second tour une  phrase personnalisée: “même si j’en ai marre de faire ce que je déteste, je m’aime et je m’accepte profondément”

Au début, il avait tendance à tapoter un peu n’importe comment et pas vraiment au bon endroit. Au second tour, c’était déjà plus précis.

Tout ce que je peux vous dire, c’est qu’au bout de 3 tours, il était calmé, et moi aussi. Je lui ai demandé s’il se sentait mieux puis nous avons parlé d’autre chose. Je l’ai ensuite conduit à l’école (quand même), comme si rien ne s’était passé.

 

Une des valeurs les plus chères aux TDAh: la liberté

Leur imposer des choses même si c’est pour leur bien, ça passe difficilement. Pour les personnes du type “contrôlant “ comme moi, les relations sont plutôt houleuses. Je vois par exemple qu’avec son père, nettement plus laxiste, la relation est plus harmonieuse.

Je vois qu’à chaque fois qu’il se dispute avec un copain, c’est parce que le copain veut trop faire son chef, comme il dit.

Quant à leur faire exécuter des tâches qui n’ont pas de sens à leurs yeux ou leur demander de rester assis sur un banc à longueur de journée, cela devient carrément du supplice pour eux. Et là, l’hyperactivité n’a rien de pathologique, c’est leur liberté bafouée qui s’exprime!

Ceci dit, j’ai un peu le même problème avec mon chaton lorsqu’il est enfermé à la maison. Il y a des moments où il est complètement déchaîné. Il abîme les chaises, saute sur tout , renverse des choses et nous mord. A la seconde où j’ouvre la fenêtre , il devient d’un calme olympien. Pourtant, il ne sort pas forcément. La plupart du temps, il reste juste au bord de la fenêtre à regarder les oiseaux ou les mouches mais il est libre…

Avec ces enfants, c’est un peu pareil. Leur laisser la liberté d’agir tout en leur apprenant à être responsable de leurs actes leur réussit mieux que de vouloir les contrôler à tout prix et les “dresser” comme cela se passe dans certaines écoles.

En conclusion, je dirais que cela ne reste pas facile de vivre au quotidien avec un TDAh même si l’on a quelques précieux outils à notre portée. Mais comprendre que leur liberté est essentielle et à respecter du mieux qu’on peut, ne fera qu’harmoniser la relation parent-enfant.

 

Et vous?

Comment parvenez-vous à gérer le trouble de l’opposition avec provocation?

Partagez votre expérience dans les commentaire ci-dessous, je serai ravie de vous lire

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